- Titre du livre: Le maître de fengshui perd le nord
- Auteur: Nury VITTACHI
- Traduit de l’anglais (Hong Kong) par Julie SIBONY
- Editeur: Picquier
- 348 pages – EAN : 9782877307222
- Parution: 27 mai 2004
Résumé du roman Le maître de fengshui perd le nord
Mourir est très mauvais pour le fengshui. C’est pourquoi C.F. Wong, digne maître de fengshui exerçant à Singapour, se trouve amené à résoudre quelques énigmes criminelles – comme l’apparition intempestive d’un fantôme dans un cabinet dentaire, ou la disparition d’une jeune Chinoise promise à une mort inévitable et prochaine.
Ici, il est évidemment confronté à une histoire très compliquée, qu’il va s’efforcer de dénouer avec l’aide de sa pétillante stagiaire, Joyce McQuinnie, une Anglo-Australienne plus préoccupée par ses soirées en boîte de nuit que par les enseignements de la géomancie traditionnelle chinoise.
Le duo Wong-Joyce illustre avec malice les antagonismes spectaculaires de ce Singapour cosmopolite, où l’on peut à la fois vivre complètement à la chinoise sans parler un seul mot d’anglais, ou au contraire à l’occidentale sans comprendre un mot de malais. Tous deux passent leur temps à se chamailler sur ce qu’ils vont manger au petit déjeuner, mais la richesse de leur rencontre vient du fait qu’ils finissent par pénétrer l’univers de l’autre. Grâce à cela, ils parviendront à résoudre tous les mystères – même si cela doit les mener jusqu’en Australie, un endroit qui incarne le pire des cauchemars pour un maître de fengshui !
A propos de Nury Vittachi
Nury Vittachi est un journaliste et écrivain originaire du Sri Lanka. Né en 1958, il a grandi dans un contexte multiculturel. Après avoir fui son pays natal en raison de tensions politiques, il s’installe à Hong Kong. Cette ville deviendra une source d’inspiration pour ses œuvres.
Vittachi est connu pour son regard humoristique et satirique sur l’Asie moderne. Son travail explore souvent les thèmes du choc des cultures et des traditions ancestrales. Il est aussi un grand défenseur de la littérature asiatique en langue anglaise. Vittachi a cofondé plusieurs festivals littéraires, dont le Hong Kong International Literary Festival.
Outre Le maître de fengshui perd le nord, il est l’auteur de nombreux livres mêlant mystère et comédie. Ses romans sont traduits dans plusieurs langues et appréciés pour leur ton léger et décalé.
A propos du roman Le maître de fengshui perd le nord
Le maître de fengshui perd le nord est initialement publié à Hong Kong en 2002 sous le titre The Feng Shui Detective Goes South. Ce roman policier au ton décalé s’articule autour d’histoires presque indépendantes, mais liées par les personnages principaux.
L’univers du fengshui y est dépeint avec dérision mais aussi beaucoup de respect. On y découvre également d’autres formes de divination, astrologie ou encore voyance issues d’autres pays asiatiques !
Vittachu a consacré d’autres romans à Wong, notre maître de fengshui. Plus exactement, ce volume-ci est le deuxième tome d’une série de cinq livres, parus entre 2000 et 2008 à Hong Kong. Ils ont tous bénéficié d’une traduction française aux éditions Picquier.
Mais s’ils vous intéressent, je vous conseille de vous tourner vers les bouquineries ou les bibliothèques : ils ne sont en effet plus édités !
Mon opinion sur Le maître de fengshui perd le nord
Ce roman est une vraie bouffée d’air frais.
L’humour subtil de Nury Vittachi m’a immédiatement charmée. Les dialogues entre Wong et Joyce, pleins d’ironie et de vivacité, donnent vie à l’histoire. Les quiproquos sont nombreux, autant d’un point de vue linguistique que générationnel ! C.F. Wong est attachant malgré son côté grognon. Quant à Joyce, elle apporte une énergie pétillante qui équilibre parfaitement le récit.
Le décor de l’Asie moderne, avec ses contrastes entre tradition et modernité, est fascinant. Vittachi parvient à critiquer la société contemporaine sans toutefois devenir moralisateur. J’ai apprécié en apprendre plus sur le feng shui et ses différents courants
Les enquêtes ne sont pas toujours haletantes, mais ce n’est pas le but. Le charme du roman réside ailleurs : dans ses personnages, ses descriptions colorées et son ton décalé. C’est une lecture sympathique pour se divertir tout en réfléchissant à la place des traditions dans le monde actuel.
Livre acheté d’occasion à Book Off (Paris) en juillet 2022 – Critique rédigée le 14/12/2024
