- Titre du livre: Maïmaï, L’ombre du chardon
- Auteur: SHIMAZAKI Aki
- Editeur: Actes Sud
- 160 pages – EAN : 9782330165758
- Parution: 4 mai 2022
Résumé du Maïmaï, L’ombre du chardon
C’est par un texto de sa grand-mère que Tarô apprend le décès subit de sa mère. Celle-ci, séduisante et indépendante, tenait une librairie spécialisée dans les ouvrages rares. Tarô, vingt-six ans, sourd-muet et métis, a grandi entre ces deux femmes. Aujourd’hui artiste, il vit seul et ne se sent pas très épris de sa petite amie. Une jeune fille qui vient à la librairie lui présenter ses condoléances suscite en lui un trouble profond, comme un amour naissant, comme un précieux souvenir.
A propos du roman et de son autrice
Aki Shimazaki est une écrivaine québécoise, originaire du Japon. Devenir romancière était un rêve d’enfance, elle commence à inventer des histoires très jeunes et en publiera même quelques-unes dans une revue locale éditée par sa sœur.
Il lui faudra cependant attendre plusieurs décennies avant de réellement commencer sa carrière d’autrice. Entre temps, elle a travaillé comme enseignante au Japon, puis a émigré au Canada dans les années 1980.
Ses romans suivent un format très particulier : il s’agit à chaque fois de pentalogies, c’est-à-dire des cycles de cinq romans. Chaque roman d’un cycle est construit autour d’une même histoire, la narration se faisant à chaque fois par un personnage l’ayant vécue. Il est cependant tout à fait possible de les lire de façon indépendante, comme je l’ai fait.
Le roman que je vous présente aujourd’hui est le dernier du troisième cycle, intitulé L’ombre du chardon. Ce cycle commence en 2014, avec Azami, et se poursuit à raison d’un livre par an jusqu’à Maïmaï, sorti en 2018.
Elle travaille actuellement sur le quatrième cycle, dont le troisième volume a été publié en 2022.
Niveau récompense, son talent littéraire n’est plus à prouver sur sa terre d’accueil : sur les deux premiers cycles publiés, elle cumule cinq prix québécois/canadiens. Elle a également obtenu deux prix en France.
Avant d’acheter Maïmaï, je ne connaissais pas cette autrice. C’est le libraire qui m’a appris qu’elle était québécoise et écrivait ses livres en français. Je l’ai choisi parce que je trouvais la couverture très mignonne, plutôt atypique avec son escargot en gros plan. Et le résumé semblait intéressant.
Le personnage principal est, comme c’est indiqué dans le résumé, un jeune homme sourd-muet et métis. C’est probablement la première fois que je tombais sur ce type de personnage dans la littérature japonaise, et ça a piqué ma curiosité. C’est sans nul doute le point fort de ce petit roman.
Le style de l’autrice est également agréable à lire.
Si Maïmaï ne me laissera sans doute pas un souvenir impérissable, je ne suis pas contre le fait de découvrir ses autres œuvres. Lire tous les livres de chaque cycle me paraît un peu redondant, mais un de chaque cycle peut-être intéressant pour cerner un peu mieux le style littéraire de l’autrice.
Acheté à la librairie Le Renard Doré le 21/05/2022 – Fiche rédigée le 10/07/2022
