Découpes du chanbara

Couvertures de Découpes du chanbara

  • Titre du livre: Découpes du chanbara : Motifs, mythes et modernités du film de sabre japonais
  • Sous la direction de : Morgan Bréhinier, Simon Daniellou et Yannick Kernec’h
  • Editeur: Presses universitaires de Strasbourg
  • 350 pages – EAN : 9791034401482
  • Parution: 20 juin 2023

J’ai reçu ce livre dans le cadre de l’opération Masse critique de la plateforme littéraire Babelio. Le principe est le suivant : Babelio, en partenariat avec des maisons d’éditions, propose des livres gratuitement en échange d’une critique publiée sous 30 jours.

Je souhaiterai donc, avant toute chose, remercier Babelio et les Presses universitaires de Strasbourg pour l’envoi de ce livre. J’ai eu grand plaisir à le découvrir !

D’ailleurs, ce n’est pas la première fois que je participe à cette opération : en 2022 déjà j’ai reçu le roman La vie à pas de loup de Pierre LIEUTAUD (Albiana, 2022).

La vie à pas de loup

Comme dans un roman d’initiation, mais à contre-saison de la vie, les héros – car ils en sont tous à leur façon – apprennent à vivre avec l’espoir, qui ne devrait jamais quitter personne. Ils apprennent au plus fort de la peur que la vie sourit toujours quelque part, en quelque lieu……

Résumé de Découpes du chanbara

Chanbara : voilà un mot plein de promesses pour l’amateur de cinéma japonais que la silhouette d’un Sanjuro fascine par l’impression de puissance calme qui s’en dégage. Et pourtant, les cinéphiles de tout âge n’attendent qu’un moment : celui où ce samouraï dégainera le sabre, et où le sang de ses adversaires éclaboussera le papier lacéré des shoji ! Entre catharsis et Schadenfreude, le spectateur du chanbara [film de sabre] se réjouit de voir ainsi chamboulés les intérieurs traditionnels, comme les convenances et les normes sociales. C’est toute cette gamme, complexe, de sentiments mêlés que le chanbara suscite et explore en déployant pour cela toutes les ressources les plus subtiles et toute l’inventivité du septième art…

Réunissant des contributeurs de divers horizons, mais qui partagent tous cette passion du film de sabre japonais, cet ouvrage collectif porte un regard neuf, à la fois enthousiaste et richement documenté, sur un cinéma lui-même exigeant et populaire.

A propos de l’ouvrage

Découpes du chanbara est un ouvrage collectif d’une grande richesse. Comme son nom l’indique, il décrit les motifs, les mythes mais aussi les modernités qui sont associés aux films de sabre japonais.

Il y a ainsi 18 contributeurs :

Mounir Allaoui
Morgan Bréhinier
Erwan Cadoret
Fabien Carpentras
Christophe Champclaus
Karim Charredib
Simon Daniellou
Cyril Descans
Demian Garcia
Robin Gatto
Antoine Gaude
Nicolas Geneix
Jean-Pierre Giraud Bollet
Denis Grizet
Yannick Kernec’h
Clément Personnic
Stéphane Pichelin
Raphaël Szöllösy

Chaque contributeur apporte sa propre vision et interprétation des différents éléments qui composent le film de sabre japonais, ce qui en fait un ouvrage extrêmement complet et documenté.

Par ailleurs, Découpes du chanbara fait partie de la collection Formes cinématographiques, dirigée par Benjamin Thomas, professeur en études cinématographiques à l’université de Strasbourg. Cette collection est présentée comme publiant « des essais originaux, individuels ou collectifs, consacrés au cinéma dans toutes ses dimensions, esthétiques, artistiques, techniques ou philosophiques ».

Elle compte en tout sept ouvrages, dont deux en particulier ont retenu mon attention : Les cinémas d’Asie, sous la direction de Nathalie Bittinger et publié en 2016, et L’impuissance du cinéma. Une étude des films d’Ozu, écrit par Beth Suzanne et publié en 2018.

Mon avis sur Découpes du chanbara

J’ai vraiment apprécié la variété des sujets et visions abordés. Les auteurs s’attachent autant à traiter le film de sabre traditionnel, que des interprétations plus modernes, avec les manga et les jeux vidéo.  

En toute honnêteté, je ne suis pas très familière de ce genre cinématographique, et ai eu peu d’occasions par le passé d’en regarder. Je n’ai donc pas une grande connaissance sur le sujet à l’origine. Mais bien qu’il s’agisse d’un ouvrage universitaire, n’hésitant pas à employer du vocabulaire technique, j’ai trouvé que le propos était plutôt clair. L’enthousiasme presque tangible des auteurs pour cet art rend certainement cette lecture exigeante plus agréable !

Bien sûr, cela ne se lit pas aussi facilement et rapidement qu’un roman car chaque chapitre regorge d’informations et de détails. Et il m’est vite apparu qu’il valait mieux le lire à tête reposé et prendre son temps.

C’est la raison pour laquelle je suis un peu en peine d’écrire cette critique aussi rapidement, car j’aurais aimé pouvoir consacrer davantage de temps à cet ouvrage. Nul doute que cette lecture rapide ne me suffira pas et que je reviendrais sur les différents chapitres à mon rythme plus tard !

Les très nombreuses mentions de films illustrant les propos m’ont donnée envie de me plonger dans cet univers cinématographique et d’en découvrir certains titres. D’ailleurs, je pense que cela m’aidera certainement à mieux comprendre certaines analyses. Difficile en effet de saisir tous les détails lorsque l’on ne visualise pas la scène !

Masse Critique de Babelio, février 2024 – Critique rédigée le 13/03/2024

Publié par Meana

Passionnée par les pays d’Asie du Sud-Est et leur culture depuis plus de 15 ans, j’ai voyagé en Chine, Corée du Sud, Japon et Taïwan. J’ai même vécu un an à Pékin ! Je m’intéresse particulièrement à la portée historique des lieux et concepts, et aux habitudes de vie asiatiques.

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