La maîtresse des épices

  • Titre du livre: La maîtresse des épices
  • Auteur: Chitra Banerjee DIVAKARUNI
  • Traduit de l’anglais par Marie-Odile PROBST-GLEDHILL
  • Editeur: Philippe Picquier
  • 400 pages – ISBN: 9782877306126
  • Parution: 26 août 2002

Description du livre

Pour les familiers qui fréquentent le lieu clos et magique de son épicerie, Tilo est maîtresse dans l’art ancestral des épices. Elle a reçu ce savoir de “Première Mère” sur une île secrète de sa terre natale, l’Inde, au prix de l’obéissance à des règles strictes et dans le respect du service et de la dévotion : elle possède le don de faire chanter les épices, mais aussi de guérir comme une véritable thérapeute. C’est ainsi que, dans ce quartier d’immigrés d’Oakland en Californie, elle se penche humblement, secrètement, sur les malheurs de ses clients. Elle pratique les mélanges et les incantations, cherche pour chacun l’épice-racine, clef intime qui restaure l’équilibre du corps et de l’âme. Mais Tilo, au cœur généreux et plein de compassion, violera un à un les interdits, dont celui de l’amour, au risque de remettre en cause ses pouvoirs.

Dans une prose imagée de conteuse, C. B. Divakaruni dose et brasse odeurs et saveurs en une composition magistralement pimentée, nous initiant à la sagesse des épices maniés comme une discipline pour soulager la détresse et servir les forces de vie.

Mon opinion

Portrait de Chitra Banerjee Divakaruni
Photo credit: Krishna Giri

Née en Inde, Chitra Banerjee Divakaruni quitte son pays natal à l’âge de 19 ans pour aller étudier aux Etats-Unis, où elle ira jusqu’au doctorat en anglais à l’université de Californie à Berkeley. Ses études n’ont cependant pas été un long fleuve tranquille, car elle dut multiplier les petits emplois (babysitter, caissière, assistante de laboratoire, etc.) pour les financer.

Peu de temps après la fin de ses études, elle publie son premier recueil de poèmes, intitulé Dark like the river. Poétesse reconnue, elle écrit sur une grande variété de thèmes et s’inspire beaucoup de son expérience en tant qu’immigrante ainsi que de la condition des femmes en Asie du Sud. Ses poèmes lui ont valu plusieurs récompenses, comme le prix Pushcart (2003), le prix Allen Ginsberg (1994) et le prix de la Gerbode Foundation (1992).

Ses romans ont également beaucoup de succès. Son premier livre, intitulé Mariages arrangés (Editions Picquier, 2001), lui a par exemple valu un American Book Award en 1996.

Ses poèmes et romans font l’objet de traduction dans presque 30 langues !

Aujourd’hui, elle vit au Texas où elle enseigne la littérature à l’université de Houston. Elle est (et a été) également impliquée dans plusieurs associations caritatives, comme Maitri orientée vers la lutte contre les violences domestiques faites aux femmes, ainsi que Pratham Houston axée vers l’alphabétisation.


Affiche du film The Mistress of Spices (2005)

Le livre que je vous présente aujourd’hui a été nominé pour le Women’s Prize for Fiction (anciennement connu sous le nom de Prix Orange pour la fiction). D’abord publié aux Etats-Unis en 1997, il sort en France en 1999 aux éditions Picquier (d’abord au format broché, puis en version de poche en 2002).

Une adaptation cinématographique a d’ailleurs été tournée ; produite par la réalisatrice britannique (mais d’origine indienne) Gurinder Chadha, le film sort en 2005 sous le nom The Mistress of Spices.

Cependant, le film n’a, semble-t-il, pas eu un grand succès, recevant une majorité de critiques négatives.


Depuis le lancement du blog, je me suis beaucoup focalisée sur la littérature chinoise, coréenne et japonaise, mais j’ai décidé d’élargir petit à petit ma zone. J’ai commencé par la littérature vietnamienne, qui jusque là est un véritable coup de cœur, et c’est maintenant au tour de la littérature indienne !

C’est tout à fait par hasard que je suis tombée sur La maîtresse des épices, aux éditions Picquier, à la bibliothèque. Le résumé a directement titillé ma curiosité.

Au-delà de l’aspect un peu fantastique, le côté culturel et psychologique associé aux épices m’a beaucoup intéressée. Alors même qu’une grande partie du récit se passe à l’intérieur de la boutique de Tilo, on a sans cesse l’impression de voyager. Le récit est très poétique, même s’il n’est pas toujours très gai, et j’ai très vite ressenti un certain attachement vis-à-vis de Tilo et de ses clients.

J’ai vraiment apprécié ce roman, et je serai très curieuse de découvrir les autres livres de cette autrice !

Emprunté en médiathèque en août 2022 – Fiche rédigée le 19/09/2022

Publié par Meana

Passionnée par les pays d’Asie du Sud-Est et leur culture depuis plus de 15 ans, j’ai voyagé en Chine, Corée du Sud, Japon et Taïwan. J’ai même vécu un an à Pékin ! Je m’intéresse particulièrement à la portée historique des lieux et concepts, et aux habitudes de vie asiatiques.

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