Il était une fois l’inspecteur Chen

Couverture de Il était une fois l'inspecteur Chen de Qiu Xiaolong (Liana Levi, 2016)

  • Titre du livre: Il était une fois l’inspecteur Chen
  • Auteur: Qiu Xiaolong
  • Editeur: Liana Levi
  • 230 pages – EAN : 9782757869079
  • Parution: 3 octobre 2016
  • Prix: 6.80€

Description du livre

De son enfance en pleine Révolution culturelle, Chen Cao garde en mémoire les dénonciations et les quolibets dont son père a été l’une des victimes humiliées. Quelques années plus tard, jeune policier, Chen se charge d’une affaire aux relents de corruption : l’assassinat d’un commerçant spolié puis réhabilité. Cette première enquête le ramène aux heures sombres de la Chine de Mao et réveille un douloureux passé. Poète de cœur et policier de métier, il dénoue cette énigme de main de maître et devient l’incorruptible inspecteur Chen.

Mon opinion

Ce roman, bien qu’il retrace la genèse de l’incorruptible inspecteur Chen, a été écrit bien après les autres romans policiers de la série consacrée aux enquêtes de cet inspecteur chinois.

C’est le premier roman de cet auteur que j’ai lu, et je dois avouer en toute honnêteté que je ne l’ai pas trouvé fantastique. Amateurs de bons romans policiers axés sur l’enquête et sa résolution, passez votre chemin. En revanche, si vous aimez l’œuvre de Qiu Xiaolong, ou souhaitez en apprendre plus sur l’évolution de la société chinoise et son fonctionnement depuis la Révolution culturelle (ou les deux à la fois !), vous êtes au bon endroit.

Je n’ai découvert les notions de roman policier orthodoxe et roman policier sociétal assez tardivement, le premier étant axé sur la résolution de l’enquête tandis que le second utilise l’enquête comme prétexte pour dresser un portrait de la société. Et dans le cas de Il était une fois l’inspecteur Chen, la catégorisation ne fait pas le moindre doute !

Par ailleurs, il est intéressant de constater que le personnage de l’inspecteur Chen est très fortement inspiré de la propre vie de l’auteur, ce que ce dernier révèle dans la dernière partie du livre, intitulée « Fragment autobiographique ». Que ce soit son passé, sa famille, ses études, de nombreux éléments sont tirés de sa propre vie. L’auteur, comme l’inspecteur, ont fait des études d’anglais et se sont intéressé au poète américain T. S. Eliot. La littérature, tant occidentale que chinoise occupe d’ailleurs une grande place dans le roman et constitue une facette importante de la personnalité de l’inspecteur. Ce qui conduit à de fréquentes mentions de poèmes classiques chinois…

De plus, certains personnages secondaires sont également inspirés de membres de son entourage, comme le semble-t-il récurrent Lu le Chinois d’outre-mer, qui est inspiré de la vie et du caractère de l’un de ses amis, malheureusement perdu de vue.

A mon sens, ce roman en particulier ne se lit pas en qualité de roman policier (j’avais l’impression que l’enquête était presque secondaire dans le récit), mais pour le portrait qu’il dresse de la société de l’époque, et surtout le côté presque autobiographique de l’œuvre.

Ainsi, j’ai beaucoup apprécié le côté sociétal de ce roman policier, même si l’enquête elle-même était un peu décevante. Mais compte tenu du caractère particulier et autobiographique du roman, j’ai bien l’intention de lire d’autres livres de Qiu Xiaolong. Par chance, la médiathèque de ma ville en a quelques-uns en rayon et j’en ai également acheté d’autres, ce qui me permettra de me faire une meilleure idée du style de l’auteur.

Emprunté en médiathèque en juillet 2022 – Fiche rédigée le 15/07/2022

Publié par Meana

Passionnée par les pays d’Asie du Sud-Est et leur culture depuis plus de 15 ans, j’ai voyagé en Chine, Corée du Sud, Japon et Taïwan. J’ai même vécu un an à Pékin ! Je m’intéresse particulièrement à la portée historique des lieux et concepts, et aux habitudes de vie asiatiques.

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :