Funérailles molles

Lors de la Réforme agraire chinoise, au début des années 1950, une famille de propriétaires terriens décide de se suicider pour échapper aux séances publiques d’accusation, dites « séances de lutte ». Les corps sont enterrés sans linceuls ni cercueils dans des fosses creusées à la va-vite. La jeune Daiyun est désignée pour les combler, traumatisme, parmi d’autres, qui lui fera occulter le passé. Dépassant le cadre de la Réforme agraire et des drames qui l’ont accompagnée, Fang Fang se livre dans ce roman, savamment composé, à une réflexion sur la tentation de l’oubli et le devoir de mémoire dans un contexte où la vérité historique s’avère insaisissable.

L’écriture en Asie : un dénominateur commun, la Chine (Partie 2)

Il y a quelques semaines, nous avions abordé une première fois l’écriture en Asie, et notamment l’écriture chinoise ainsi que ses évolutions. Dans cet article, nous allons aborder la question de l’écriture dans les autres pays d’Asie, avec un focus particulier sur le Japon et la Corée. L’écriture japonaise et son évolution Dans cette premièreLire la suite « L’écriture en Asie : un dénominateur commun, la Chine (Partie 2) »

Le rêve du village des Ding

Sous les rayons du soleil couchant, la plaine du Henan est rouge, rouge comme le sang. Ce sang que vendent les habitants du Village des Ding pour connaître une vie meilleure. Mais, quelques années plus tard, atteints de la “fièvre”, ils se flétrissent et quittent ce monde, emportés par le vent d’automne comme des feuilles mortes. Seul le fils du vieux Ding, qui a bâti sa fortune sur la collecte du sang, continue de s’enrichir en vendant des cercueils et en organisant des “mariages dans l’au-delà” pour unir ceux que la mort a séparés.

L’écriture en Asie : un dénominateur commun, la Chine (Partie 1)

Dans de nombreux domaines, la Chine a exercé une influence majeure sur la culture et la vie quotidienne des différents pays asiatiques. L’écriture a également reçu l’influence chinoise en Asie.

Le premier anniversaire : l’occasion d’un rituel à la symbolique forte

Ce premier anniversaire est l’occasion pour nous de vous présenter une tradition encore très présente dans les pays d’Asie du Sud-est, mais pourtant assez méconnue en Occident. Nommée différemment selon les pays, vous la connaissez peut-être sous le terme 選び取り erabitori, au Japon ou encore 돌잔치 doljanchi, en Corée du Sud.

La ville de pierre

Jiang Jiang Corail Rouge a vingt-huit ans et elle vit à Pékin avec Zhuzi, comme deux bernard-l’ermite dans une coquille qui n’est pas la leur, au rez-de-chaussée d’un gigantesque immeuble de vingt-cinq étages. Un jour, un colis reçu par la poste – une énorme anguille séchée – la ramène longtemps en arrière, à l’époque où elle s’appelait Petit Chien et habitait Shitouzhen, la Ville de Pierre, avec ses deux grands-parents qui ne se parlaient pas.

Le confucianisme, un courant de pensée pilier de la société asiatique

On ne peut pas comprendre le monde asiatique d’aujourd’hui, en particulier la Chine, sans connaître le courant de pensée pluri-millénaire qu’est le confucianisme.