Les Saisons bleues

  • Titre du livre : Les Saisons bleues
  • Auteur : Wang Wei – Traduit par Patrick Carré
  • Editeur : Phébus libretto
  • 384 pages – EAN 9782752900265
  • Parution : 1 octobre 2004

Si l’on demande à un Chinois : quel est le plus grand peintre de la Chine ? Il répondra invariablement : Wang Wei (701 – 761).

Si l’on demande au même Chinois : quel est le plus grand poète de la Chine ? Il répondra, embarrassé, qu’ils sont trois à mériter à ce titre : Li Po, Du Fu…et Wang Wei. Ce dernier, fervent adepte du Chan (Zen), cherche moins, dans sa poésie, à décrire une réalité sur laquelle il ne se fait guère d’illusions qu’à approcher d’un état de communion quasi amoureuse avec la nature.

Outre les poèmes eux-mêmes (soit l’œuvre poétique complète de Wang Wei), cette « promenade humoresque » à travers une œuvre, due au rare talent de Patrick Carré, traducteur, raconteur et poète à ses heures, peut se lire comme une petite encyclopédie vivante de la Chine des Tang d’où le lecteur lui-même sortira un peu chinois.

Représentation de Wang Wei
Source : Domaine public

Wang Wei 王维, né en 701 à Jinzhong et mort en 761 à Chang’an est un poète, peintre et musicien chinois de la période Tang (705 – 907). À l’âge de 20 ans, il passe avec succès les examens impériaux et réalise une carrière brillante à la cour impériale comme ministre de droite. Ce dernier était un fervent bouddhiste et un amoureux de la nature. Son intérêt pour le bouddhisme et la nature se reflète dans sa poésie ainsi que ses peintures, bien qu’aucunes d’entre elles n’aient pu être conservées.

Patrick Carré
Source : Babelio

Patrick Carré, né en 1952, est un sinologue, tibétologue, traducteur, essayiste et écrivain français. Docteur en études chinoises, il a soutenu, en 1981, une thèse sur les poèmes de Hanshan à l’Institut national des langues et civilisations orientales. Directeur de la collection « Trésors du bouddhisme » chez Fayard, il est également membre du comité de traduction Padmakara, rattaché au centre d’études bouddhiques de Chanteloube.

Ouvrage recommandé lors de nos études à l’université, j’avais lu cet ouvrage pendant cette période. Tout d’abord, je tiens à préciser que je n’ai jamais été la plus grande fan de poésie. J’ai toujours trouvé la poésie trop abstraite à mon goût.

Comme j’ai toujours eu cette pensée, lors de ma première lecture, je n’avais pas apprécié l’œuvre à cause de cet aspect abstrait qu’on retrouve dans la poésie. Cependant, lors de la seconde lecture, j’ai pu la redécouvrir sous un autre angle. Les études menées ainsi que la lecture de nombreux éléments sur le bouddhisme m’ont permis de mieux l’appréhender et de mieux comprendre le sens de certains vers.

Découpé en plusieurs parties et par saisons, chacun d’entre eux sont liés à la nature puis en d’autres recueils liés à la cour et le bouddhisme.

Le seul regret que j’ai de cet œuvre est qu’il n’y a pas les textes originaux, soit en caractère chinois et uniquement la traduction. La lecture aurait permis de mieux comprendre certains aspects et avoir une autre compréhension du texte.

En somme, je recommande vivement ce recueil. Il offre une fenêtre sur la culture et la spiritualité de la Chine ancienne, tout en permettant d’apprécier l’influence durable du bouddhisme sur l’art et la poésie.

Publié par Corall

Passionnée par l'Asie depuis mon plus jeune âge, j'ai eu la chance de pouvoir visiter certains de ses pays, et notamment, la Chine, le Japon et la Corée du Sud. J'ai également eu la chance de pouvoir vivre un an en Chine dans le cadre de mes études et souhaite aujourd'hui vous faire découvrir les incroyables expériences que nous avons pu vivre lors de nos séjours.

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