Le confucianisme, un courant de pensée pilier de la société asiatique

Tout le monde a déjà entendu au moins une fois le nom de « Confucius » ou le terme de confucianisme, mais savez-vous vraiment ce que c’est, et quelle aura été son influence en Asie ?

Introduction au confucianisme

Qui est Confucius (孔子 Kongzi) ?

Confucius est un philosophe chinois ayant vécu entre -551 et -479 avant Jésus-Christ. Il s’agit de la personnalité chinoise la plus connue et ayant le plus marquée la civilisation chinoise. Il a également été considéré comme le premier « éducateur » de la Chine.

Confucius a eu plusieurs disciples et ces derniers ont permis de recenser les principes de sa pensée théorique à travers un ouvrage : Les Entretiens de Confucius.

A son époque, la Chine était divisée en royaumes indépendants où de nombreuses guerres et luttes de pouvoir avaient lieu. La situation était instable, les conflits nombreux et la dynastie Zhou周 (1046 – 256 av J.C) avait perdu son rôle pacificateur et unificateur que le mandat du Ciel[1] 天命 tiānmìng lui conférait.

Afin de restaurer ce mandat déchu, Confucius a interprété les anciennes institutions selon ses aspirations et a semé les graines de ce que certains auteurs appellent « l’humanisme chinois ».

Les grands principes de sa pensée étaient que : partant du constat que l’Homme ne pouvait pas vivre parmi les oiseaux et les animaux sauvages, il est nécessaire de vivre en bonne société avec ses semblables. Parmi ses valeurs, les relations humaines sont importantes et centrales.

La pensée de Confucius a pour but de fonder une morale positive, structurée par les « rites » et influée par la « sincérité » en mettant l’accent sur l’étude et la justice.

Confucius est alors une figure de l’éducation par excellence. Et le cœur de sa pensée est que l’Homme doit être bienveillant, vertueux et éduqué. Cependant, Les Entretiens de Confucius démontrent davantage que Confucius voulait inculquer à ses disciples un esprit critique, et les pousser à la réflexion personnelle.

Ces enseignements s’adressaient cependant plus particulièrement aux fils des hommes de pouvoir (comme dans la plupart des sociétés patriarcales de l’époque, les femmes n’étaient pas concernées), dans la mesure où ils préparaient au passage des examens impériaux, une longue tradition qui permettait de recruter des érudits et des ministres au profit de la Cour Impériale. C’est sans doute ici que repose le secret de la pérennité de la culture chinoise et de la relative stabilité du Céleste Empire pendant deux millénaires !

Photos prises dans le temple de Confucius à Pékin en 2014. Sur la première figure la statue de Confucius à l’entrée du site ; sur la seconde se trouvent plusieurs des stèles gravées des noms des lettrés ayant passé avec succès l’examen impérial sous les dynasties Yuan, Ming et Qing.

Maintenant que nous avons pu voir une présentation, certes succincte, de Confucius et de son rôle dans la Chine antique, il est temps d’étudier plus en détail ce qu’est le confucianisme. Mais avant d’entrer dans le vif du sujet, il pourrait s’avérer nécessaire de vous faire une présentation des concepts et notions importantes qui reviendront régulièrement.

Les concepts et notions de la pensée confucéenne

Pour bien comprendre le confucianisme, il est nécessaire de comprendre le sens de ses différentes notions et de ses concepts avant d’aborder la pensée confucéenne en elle-même.

Tout d’abord, le confucianisme est composé de cinq grandes constantes :

  • Le rén 仁, traduit par la bienveillance, représente ce qui se passe entre deux personnes, c’est-à-dire la relation avec un autre qui doit se faire avec de la bonté afin de dénouer tout conflit. Le caractère chinois est composé de l’homme (rén 人) et du chiffre deux (èr 二) pour symboliser l’harmonie entre deux individus ;
  • Le yi 義, traduit par la justice ou la rectitude, est ce qui est profitable à tous. Ce terme de justice est en opposition au terme du profit (yi), nuisible aux autres et complétement rejeté par Confucius ;
  • Le li 禮, traduit par les rites ; ces derniers sont nécessaires au développement et à l’expression du rén 仁d’un individu ;
  • Le zhi 智, traduit par la connaissance : cette dernière est importante au développement d’un individu. Un individu ayant la connaissance est capable de faire preuve de jugement ;
  • Le xìn 信, traduit par la sincérité ou l’intégrité, est également important. Un homme vertueux est un homme faisant preuve de sincérité et d’intégrité.

Ces cinq constantes sont également composées de différentes vertus. Quatre grandes vertus sont importantes à retenir et sont incluses dans chacune des constances mentionnées ci-dessus :

  • Le zhōng 忠, traduit par la loyauté, est ce qui est présent et droit dans le cœur. C’est également ce qui fait que le vassal restera toujours loyal envers son souverain, qu’il ne fera jamais de mauvais coup et qu’il ne cherchera jamais à renverser le pouvoir et inversement puisque ce vassal est loyal, le souverain lui accordera sa confiance ;
  • Le xiào 孝, traduit par la piété filiale, Confucius considère que la société doit fonctionner sur un système familial et ainsi faire la comparaison entre la famille et le système monarchique. Pour que la société soit en ordre, il faut que le suzerain obéisse au souverain comme le fils obéit à son père ;
  • Le jié 節, traduit par la fidélité, va de pair avec l’intégrité et les rites ;
  • Le yì義, traduit par la rectitude, accompagne la sincérité et la justice.

Comme indiqué précédemment, il existe encore de nombreuses vertus mais que nous n’aborderons pas en détail au sein de cet article mais voici quelques exemples :

  • Le shù 恕, traduit par la mansuétude, il faut être prêt à faire pour l’autre ce qu’on pense qu’il serait mieux pour soi, il faut savoir se mettre à la place de l’autre et faire le mieux pour l’autre comme si c’était soi. Il a pour but de supprimer à nouveau toute source de conflit ;
  • Le zhèng 政, traduit par le gouvernement, on cherche à rectifier le gouvernement et si on essaie de toujours de le changer, c’est parce qu’un bon gouvernement détient le pouvoir de rectifier les mœurs de la population ;
  • Le yǒng 勇, traduit par le courage, il faut que le souverain fasse preuve de courage afin de faire la distinction entre les différents yi (justice et profit).

En plus de ces quelques exemples et de leurs explications, on retrouve aussi les vertus suivantes :

L’honnêteté chéng 誠, l’ordre lián 廉, la honte/jugement du bien et du mal chǐ 耻, la délicatesse wēn 温, la gentillesse liáng 良, le respect gōng 恭, la frugalité jiǎn 儉, la modestie ràng 讓, etc.

Maintenant que nous avons vu les notions les plus importantes, nous pouvons maintenant entrer dans le vif du sujet et commencer notre lecture sur le confucianisme.

Le confucianisme

Le confucianisme (en chinois rújiā 儒家), aussi appelé « école des lettrés » puis rúxué 儒学, traduit par « enseignement des lettrés » est l’une des plus grandes écoles philosophiques, morales et politique et dans une moindre mesure religieuse de la Chine.

Source: qianwa.com

Elle n’a cessé de se développer au cours de deux millénaires suite à l’ouvrage Les Entretiens de Confucius. Au fil du temps, elle a dû faire face à une féroce concurrence avec d’autres écoles de pensées, telles que le légisme (fǎjiā  法家) l’école de la loi, la cosmologie (yīnyángjiā 阴阳家), qui s’intéresse à la politique mais plus particulièrement au monde naturel et son fonctionnement, le taoïsme, qui se penche sur le devenir personnel et la question du monde, le moïsme, né en réaction au confucianisme et rejetant les rites et la musique ou encore les logiciens, qui s’intéressent au langage et aux relations logiques dans le but de convaincre. Néanmoins, le confucianisme est parvenu à perdurer jusqu’à la fondation de la République de Chine en 1911.

Le concept central du confucianisme est donc, comme nous l’avons vu plus tôt, le rén , qui signifie la bienveillance, et dont la pratique a pour norme le li 禮, les rites et la mortalité.

La morale confucéenne est que la réforme de la collectivité n’est possible qu’à travers celle de la famille et de l’individu. Il y a un respect central de cinq relations pour le confucianisme : la relation du souverain et du sujet, du père et du fils, de l’époux et de l’épouse, de l’ami et de l’ami, et d’autre part agir avec authenticité.

Une citation permet d’illustrer cette morale confucéenne : « qui voulaient organiser l’Etat réglaient leur cercle familial ; ceux qui voulaient régler leur cercle familial visaient d’abord à développer leur propre personnalité ; ceux qui voulaient développer leur propre personnalité rendaient d’abord leur cœur noble ; ceux qui voulaient ennoblir leur cœur rendaient d’abord leur pensée digne de foi ; ceux qui voulaient rendre leur pensée digne de foi perfectionnaient d’abord leur savoir » (Encyclopédie des religions, Gerahrd J.Bellinger).

Dans l’histoire de la Chine, et de l’Asie de l’Est, en général, le confucianisme a été utilisé comme un outil politique pour les dirigeants et a aussi permis la constitution de barrières entre les divers groupes sociaux et a institué un ordre hiérarchique très marqué au sein même du cercle familiale (le respect des cinq relations) et instaure ainsi une classification verticale des couches de la société.

Le rén 仁, que nous avons abordé un peu plus tôt, se manifeste autant dans la relation à autrui et que dans le respect mis en place par le principe de la piété filiale xiào au sein des cinq relations.

Le respect induit et la bienveillance peuvent ainsi s’étendre du cercle familial à l’humanité entière. Mais, il ne faut pas oublier que le rén 仁, ne se dissocie pas du respect des rites li 禮.

L’extension de ce rén 仁 à l’humanité permettrait, selon la pensée confucéenne, d’empêcher l’apparition de nouveaux conflits et résoudre ceux existants.

La pensée confucéenne garde l’Homme au centre avec son développement afin de devenir un homme bon et vertueux.

Le confucianisme en Asie : l’exemple de la Chine, la Corée et le Japon

Mais si ce courant de pensée est né en Chine et qu’il s’y est développé, son influence lui a très vite permis de s’exporter dans d’autres pays, essentiellement en Asie du Sud-Est et à l’Est.

Ainsi, le confucianisme est parvenu à pénétrer plusieurs pays comme le Japon, la Corée ou encore le Vietnam.

Avant de voir quelle a été l’influence du confucianisme sur la société d’aujourd’hui en Asie, nous allons d’abord établir le contexte historique de son expansion sur le continent asiatique. On se concentrera ici uniquement sur la péninsule coréenne et le Japon, en raison de mes maigres connaissances actuelles du Vietnam.

La Chine

Commençons par la base : la Chine. Le confucianisme a eu une importance capitale, puisqu’il s’agit du berceau de cette philosophie, et a été mis au centre de la vie politique chinoise à partir de la dynastie Han (206 av. notre ère – 220 après notre ère) en tant que politique d’Etat. La pensée confucéenne a ensuite traversé les siècles jusqu’à l’arrivée du communisme et la Révolution culturelle chinoise en 1966.

Bien que l’arrivée du communisme ait un peu bouleversé l’équilibre des différents courants de pensée, le confucianisme est parvenu à perdurer en s’adaptant aux idéologies nouvelles et en s’intégrant au courant du maoïsme. Bien que le communisme soit arrivé en Chine, le confucianisme a été adopté et adapté différemment et intégré au maoïsme.

En effet, le confucianisme a fait face à la politique de Mao Zedong, qui a cherché à imposer un nouveau système au sein de la nation chinoise. Cependant, ce courant de pensée survit et s’est transformé avec le temps.

Cette doctrine du confucianisme est toujours présente dans l’époque moderne que ce soit dans les esprits ou les comportements sociaux de la population chinoise.

Comme vu un peu plus haut, c’est le rén 仁 qui est principalement la doctrine de Confucius suivi en Chine.

La péninsule de Corée

Après de nombreuses lectures, j’ai pu déterminer qu’actuellement, il est difficile de dater l’entrée du confucianisme sur la péninsule coréenne. Mais d’après des chercheurs, il serait arrivé très tôt, entre 200 av. JC et 200 ap. JC, à peu près en même temps que l’introduction que l’écriture et des livres classiques chinois. Relativement peu de temps après son apparition en Chine donc.

Cependant, ce serait à partir de la période de Joseon (1392 – 1910) que le courant de pensée aurait été vraiment introduit au sein de la vie quotidienne des coréens, dans un premier temps par les élites, puis la population dans sa globalité.

A l’inverse de la Chine, la Corée a mis l’accent sur deux autres notions du confucianisme : la piété filiale (le xiào 孝 en chinois, se prononçant hyo 효en coréen) et la loyauté (le zhōng 忠 en chinois, se prononçant jung 충 en coréen).

C’est à partir du XIVème siècle que la pensée coréenne est profondément marquée par les écrits de Zhu Xi, néo-confucéen. La piété filiale est ainsi la notion la plus inculquée aux enfants avec le respect des anciens. Pour le zhōng, c’est suite aux périodes de dictature après la Seconde guerre mondiale que ce principe va gagner en importance : le concept de piété filiale est graduellement étendu à différentes couches de la société : l’enseignement, l’entreprise ou encore le gouvernement.

Le Japon

Le confucianisme est arrivé au Japon au VIème siècle et fut très rapidement adopté par la cour impériale japonaise. En effet, les japonais ont apprécié la vision de l’empereur comme étant le « père de la nation » au point de la prendre au pied de la lettre.

Le Japon a alors adopté cette doctrine tout en l’adaptant à sa situation et à son identité culturelle.

Comme pour la Corée, le Japon a adopté différentes notions du confucianisme au sein de sa société, la loyauté (le zhōng en chinois, prononcé 忠chū en japonais) et l’intégrité (le xìn en chinois, prononcé 信shin en japonais).

Le 忠 zhōng représente les valeurs du samouraï, c’est pourquoi cette notion s’est naturellement intégrée aux valeurs japonaises. Pour rappel, le samouraï est l’homme au service du seigneur local et il peut se retrouver dans l’étymologie du mot en japonais saburau qui signifie servir.

Mais en plus de cet aspect naturel aux valeurs japonaises, le 忠 zhōng est également une exigence sans limite envers soi-même. A nouveau, il faut s’appuyer sur l’étymologie du terme : le cœur 心(xīn) est positionné sur l’axe central 中(zhōng)et rappelle la notion de « centralité précisément au cœur de la réflexion confucéenne sur ce qui fait notre humanité » selon Anne Cheng.

Mais comme indiqué plus tôt, le zhōng 忠 n’est pas la notion unique au Japon. Le xìn 信est également présent et l’est davantage que le zhōng 忠.

La majorité de la population s’appuie donc sur l’intégrité, le xìn 信. Comme pour le
zhōng 忠, cela vient de l’étymologie du terme 信 xìn : l’homme 人(rén) est ainsi face à sa parole 言 (xìn) et a un alignement entre ce qu’il dit et ce qu’il fait.

Quelle est l’influence du confucianisme dans la société moderne ?

Pour pouvoir exprimer l’influence du confucianisme dans la société moderne en Asie, je trouve qu’il est plus facile de l’exprimer par des exemples. Je tiens avant tout à préciser qu’il s’agit de mon point de vue et de ce que j’ai pu en ressortir au travers de mes différentes lectures de livres et de thèses sur le sujet. Par conséquent, il ne s’agit pas d’éléments définitifs et il est possible que cela reflète certaines périodes de ces sociétés ou certaines couches de la société, voire même d’une simple interprétation de ma part ou des auteurs des livres et thèses que j’ai pu consulter.

La Chine

Actuellement, le confucianisme connaît un certain regain au sein de la société chinoise et notamment depuis l’élection en 2013 de Xi Jinping en tant que président du Parti Communiste Chinois.

En 2014, lorsque nous étions en Chine, nous pouvions voir un peu partout des affiches représentant la politique de Xi Jinping qui était le « monde harmonieux ». Cette politique, nous pouvons la rapprocher du confucianisme puisque, bien que tourné à l’international, cette phrase pouvait s’adresser aussi à la population et influer une volonté de devenir plus vertueux.

Plus concrètement, ce retour du confucianisme a pu s’observer par le retour de cette doctrine dans les études universitaires et autres instituts d’études politiques.

De même, le confucianisme est toujours visible dans le comportement de la population chinoise et dans leur vie quotidienne.

La Corée du Nord

Le confucianisme est encore très présent dans la société de la République populaire démocratique de Corée (plus globalement connu sous le nom de la Corée du Nord).

En effet, il est encore fortement invoqué dans la presse et par différents observateurs en le présentant comme une explication de l’idéologie officielle du régime actuel et notamment du terme juch’e qui signifie « auto-suffisance » ou encore son caractère dynastique et monarchique.

Cela est également visible à l’œil nu. Avez-vous déjà vu le drapeau du Parti du travail de Corée ? En plus du marteau et la faucille, symboles du communisme, il y a au centre de ces deux outils un pinceau de lettré à la verticale.

Drapeau du Parti du Travail de la Corée
Source image : Wikipédia

Ce pinceau ferait référence aux élites administratives, politiques et sociales du régime, rappelant ainsi les anciens lettrés confucéens à la cour impérial.

De même, dans la propagande officielle de la Corée du Nord, il y a une forte notion de loyauté (on retrouve ainsi le zhōng) et de la piété filial (le xiào). Pour autant, le régime nord-coréen refuserait ces explications en rejetant le modèle confucianiste qu’il considère dépassé.

La Corée du Sud

A nouveau, le confucianisme est également très présent en Corée du Sud et encore une fois, cela est visible à l’œil nu.

Dans un premier temps, par le drapeau de la Corée du Sud : le cercle central bicolore représente l’interaction du yin (bleu) et du yang puis aux quatre coins, il est possible de retrouver les quatre trigrammes fondamentaux d’un des livres canoniques du confucianisme, le livre des mutations, connu sous le nom du Yijing en Chine.

Drapeau de la Corée du Sud
Source image : Wikipédia

Le drapeau rappelle ainsi le néoconfucianisme (évolution du confucianisme dans le temps) qui a été une idéologie de la Corée entre le XIVème siècle et le XXème siècle.

En plus du drapeau, vous pouvez aussi observer les billets de la Corée du Sud. Vous avez pu voir que ces derniers reprennent des figures historiques de la Corée et ces derniers représentent des personnages historiques ayant eu un lien avec le confucianisme :

  • Yi Hwang et Yi I, deux lettrés confucéens ;
  • Le roi Sejong, inventeur de l’alphabet coréen, le hangeul et modèle de souverain confucéen ;
  • Sin Saimdang, mère de Yi I.

Le Japon

Le confucianisme est également visible au Japon à travers sa culture ainsi que dans la vie quotidienne des Japonais et cela, dès leur plus jeune âge.

Des dessins animés pour enfants reprennent les valeurs et les cinq constantes du confucianisme par différents héros. A la fin de chaque épisode, une morale est présente et illustre justement la morale confucéenne.

Un autre exemple est également à travers le mode de fonctionnement des yakuzas. Ces derniers mettant l’honneur sur l’intégrité et la parole, il n’est pas étonnant de voir que ces derniers respectent toujours leurs paroles.

Vous pouvez notamment le voir, si vous en regardez, à travers le récent anime, concentré sur la vie de yakuza, Tokyo Revengers. L’anime développe la relation entre les différents personnages et en observant un peu plus en détail, on peut voir que ces relations s’appuient sur la parole que les personnages se donnent l’un à l’autre.

C’est également le cas dans l’anime Naruto, où il indique qu’il réalisera son rêve de devenir Hokage en précisant à plusieurs reprises qu’il s’agit de son nindo, et qu’il tiendra parole.

Sachez qu’en plus de ces différents exemples, vous pouvez visiter dans chacun de ces pays des temples confucéens. Évidemment, ces temples ne sont pas uniquement présents dans ces trois pays, vous pouvez également en voir au Vietnam ou à Taïwan.

Nous avons ainsi pu parcourir le confucianisme et son influence en Asie. Bien sûr, tout cela a été fortement résumé et qu’il y a encore beaucoup de chose à dire, lire ou encore pour observer ces notions dans ces différents pays.

Si vous voulez en apprendre davantage sur le confucianisme, je peux vous recommander les ouvrages suivants :

  • La pensée chinoise d’Anne Cheng ;
  • Les Entretiens de Confucius ;
  • La pensée japonaise de Sylvain Auroux ;
  • La pensée coréenne de Philippe Thiébault.

[1] Le pouvoir dans la Chine antique était considéré comme étant un mandat du Ciel, et notamment de l’Empereur Céleste.

Publié par Corall

Passionnée par l'Asie depuis mon plus jeune âge, j'ai eu la chance de pouvoir visiter certains de ses pays, et notamment, la Chine, le Japon et la Corée du Sud. J'ai également eu la chance de pouvoir vivre un an en Chine dans le cadre de mes études et souhaite aujourd'hui vous faire découvrir les incroyables expériences que nous avons pu vivre lors de nos séjours.

4 commentaires sur « Le confucianisme, un courant de pensée pilier de la société asiatique »

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